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mercredi, 06 août 2008
Côte Est - Boston
Après la découverte de Washington DC, de ses monuments chargés de symboles et d'histoire et de ses quartiers plus vivants, nous visitons, le lendemain matin, le cimetière d'Arlington où reposent JFK, sa femme Jackie et leurs deux enfants. 170 hectares où sont parfaitement alignées des dizaines de milliers de petites pierres blanches (240 000 selon mes infos). Le lieu est solennel, propice au recueillement, sincère, et aussi un peu à la nostalgie de ce qu'était le monde en 1960.
L'après-midi, nous nous rendons au Musée de l'air et de l'espace. On y verra beaucoup d'avions, d'époques différentes (dont le fameux Spirit of St Louis de Lindberg), des navettes et des stations spatiales (notamment celles utilisées pour les missions Appolo), des missiles et avions de chasse... Les passionnés d'aviation sont comblés. Moi, je suis surtout très fatigué par les heures passées tard le soir à essayer de solutionner quelques problèmes informatiques. Ma solution de secours ; utiliser Linux, c'est ce que je fais en ce moment.
Vers 15h, nous devons partir du centre de Washington pour retourner à notre hôtel, près d'Arlington, récupérer nos valises. Ensuite, un bus nous emmènera à l'aéroport de Dulles (50 minutes de trajet pour seulement 3 dollars) où l'on s'envolera pour Boston sur un Boeing de JetBlue, un vol de nuit rapide et plaisant.
Boston-centre, l'Amérique que j'aime
Arrivés à Boston vers 22h, nous allons directement à notre hôtel, un Holiday Inn déjà réservé, grâce aux navettes qui nous attendent aux différents terminaux de l'aéroport et qui font la liaison entre l'aéroport et les hôtels de la région.
Les Anti-Irak war défilent à Boston
envoyé par leptitbenji
Le lendemain, nous nous rendons au centre de la ville en métro. Pour notre premier contact réel avec cette ville, nous tombons juste devant une manifestation anti-guerre en Irak. Ils ne sont qu'une centaine mais font pas mal de bruit et attirent l'attention des badauds qui passent sur le trottoit d'en face. Ils captent aussi les regards alertes de quelques quinze policiers, pas très inquiets mais en léger retrait. On peut aussi voir un homme avec sa pancarte à la main, selon laquelle les Etats-Unis seraient responsables du 11 Septembre, théorie assez répandue ici. Un autre américain secoue quant à lui un drapeau rouge, alors que des petites mamies joliement habillées discutent derrière une grande affiche ridiculisant Bush pour sa bêtise. Un peu plus loin, nous passons devant une église où l'on entend un bel air de gospel chanté par quelques choristes, blancs et noirs, jeunes et anciens, réunis par leur apparente joie et l'envie de la communiquer aux passants, que l'on voit bouger en rythme sans qu'ils s'en aperçoivent eux-mêmes. La religion n'est pas mon truc, je ne crois en rien que pourrait vénérer une quelconque église, mais je dois avouer que ces églises noires où l'on entend les choeurs de gospel m'ont toujours attirées car leur musique leur donne un air d'ouverture, d'universalité, de paix qui me plait.
Bref, dès nos premiers pas dans ces rues anciennes, j'aime cette ville et je lui trouve une intelligence gauchiste et une saveur pacifiste qui ravivent mes convictions et mes passions de citoyen français.
D'un point de vue purement matériel, Boston est une belle ville, avec des quartiers vivants, de beaux batiments, et une ouverture sur l'océan qui donne à l'air urbain la petite odeur si agréable du bord de mer.
Harvard et la perpétuation de l'Ordre
Le lendemain matin, nous allons à l'université d'Harvard, pas très loin du coeur de la ville. C'est prestigieux, c'est connu du monde entier, mais ça n'est pas si exceptionnel que je me l'imaginais. Quelques beaux batîments de briques rouges, une église, des professeurs sûrement très dévoués, des élèves très riches (ou bien surdoués boursiers), mais rien qui ne m'attire vraiment là-dedans. Mon côté socialiste égalitaire n'aime pas ces élitismes, n'aime pas que des « fils de » se trouvent mieux lotis que des besogneux modestes, malgré les petites touches d'égalité des chances et d'affirmative action. Je n'aime pas non plus l'ambiance de ce lieu, la théatralisation de tout de ce petit monde qui joue tout sur son image, sa renommée, son élitisme, et qui semble s'accrocher à une tradition british XVIIIeme qui veut que les élèves portent un beau costume, surestiment leurs professeurs, et se comportent comme de dociles robots respectueux de l'Ordre établi depuis deux siècles... Je n'aime pas l'immbilisme qui se dégage de ces murs, de ces statuts, de ces costumes, de cette Histoire d'Harvard la Magnifique.

L'après-midi suivante, nous louons une nouvelle voiture, le même modèle de SUV, et nous partons pour la côte et Cape Cod, le petit bout de paradis où se retrouvent chaque été les Américains qui ont du goût, de l'argent, des clubs de golf et des yachts. Je vous en parlerai bientôt.
15:54 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Ca rend un peu jaloux de lire ça quand on rentre du boulot! profite bien de la fin du séjour, t'as intérêt à me raconter tout en détails!
Ecrit par : D. | mercredi, 06 août 2008
:D
J'ai peu de temps pour écrire d'ici, d'autant que mon PC fait quelques crises d'angoisse...
Bonne chance pour le boulot, soit gentille avec les patients.
Ecrit par : Zelittle | jeudi, 07 août 2008







