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jeudi, 07 août 2008

Côte Est - Cape Cod and the American Dreams and Nightmares

600px-Cape_cod_bay.jpgCape Cod, c'est un mélange entre l'élitisme de la Côte d'Azur (St-Trop and co), le cadre naturel d'Arcachon (un large bassin presque refermé) et le naturel de la Bretagne (des côtes sauvages, vertes, abruptes parfois). Ce coin, situé à 150km au sud de Boston, est particulièrement prisé des grosses fortunes américaines -et de notre Président, il s'y est rendu l'été dernier- et on les comprend bien.

East%20Coast%202008%20-%20319.jpg?imgmax=512Le premier jour, nous suivons la côte à bord de notre Uplander de location. Nous faisons quelques escales dans des petites stations balnéaires, sympas mais sans grand intérêt. Nous continuons alors jusqu'à l'autre côté de la baie. Nous descendons près d'une plage tournée vers l'est (l'Atlantique), un bon spot de surfeurs (photo). Arrive alors la pluie, venue de la mer et qui nous oblige à nous replier, dans la voiture, puis vers le sud de la pointe.

Nous voulons ensuite voir la maison des Kennedy, située sur la côte Sud de Cape Cod, à Hyannis. Nous la chercherons pendant près d'une heure, à travers les rues et les plages de cette petite station balnéaire très chic qui comptent des maisons somptueuses (de vrais palais parfois) pour des prix qu'on préfère ne pas connaître. Finalement, nous trouvons cette maison malgré les mauvaises indications des enfants du coin. La voici :

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Bed&Breakfast à Sandwich
Il se fait tard, la nuit tombe, nous n'avons pas mangé, nous n'avons pas d'hôtel pour la nuit, et nous nous trouvons dans une région où tout est très cher. Il nous faut donc partir rapidement au nord, pour trouver quelque chose pour la nuit. Grâce au GPS, nous tombons près de Sandwich (et oui!) sur un joli motel en bord de route. J'entre à l'intérieur pour savoir s'ils ont des chambres. Une femme me crie "Coming" de derrière une porte puis arrive finalement dans l'entrée du motel, un chien dans les bras, l'air fatiguée, presque endormie. Après une petite reflexion, elle me dit que c'est bon, pour 125 dollars par chambre. C'est okay pour nous aussi. Elle nous conseille un restaurant tout proche (le seul à proximité) et nous explique que nous devons y aller au plus vite car à 22h, on pourrait bien refuser de nous servir : la région dort tôt apparemment. Au restaurant, la réceptionniste nous accepte après en avoir parlé à quelqu'un un peu plus loin, surement le responsable de l'établissement. On mange rapidement, dans un cadre agréable, et on repart pour notre petit motel.

East%20Coast%202008%20-%20339.jpg?imgmax=512Le lendemain, notre petit motel se révèle être bien plus que ça : la femme de l'accueil, cette fois bien réveillée, nous a préparé un super buffet avec des muffins home-made et nous invite à prendre le petit-déjeuner dans le jardin de derrière, très bien entretenu. Nous parlons ensuite à la femme, la gérante en fait, de notre périple aux Etats-Unis, de ce que nous avons vu et de ce que nous allons voir. Elle nous conseille alors de faire une halte à Newport, ce que nous ferons quelques heures plus tard.

Newport
East%20Coast%202008%20-%20356.jpg?imgmax=512Newport est un port de taille moyenne qui a la particularité d'être baigné de deux côtés différents. D'un côté, un port traditionnel avec ses maisons et ses rues traditionnelles ; de l'autre, une station balnéaire branchée, type Côte d'Azur, avec une belle plage en arrondie et des maisons somptueuses sur les hauteurs. Ici furent construites il y a quelques décennies des villas splendides, de vrais chateaux, par ceux qui avaient fait fortune dans la région dans les secteurs de l'énergie et de la finance. Chaque nouveau-riche se faisait construire une villa plus exceptionnelle que celle de son voisin, ce qui aboutît au final à des palais de ce type :
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On frôle bien souvent la démesure et l'excès, qu'il s'agisse des maisons qui peuplent les côtes ou des yachts qui circulent dans la baie. Il n'empêche que cet endroit est magnifique car il n'a pas tout perdu de son naturel, les côtes restent assez sauvages et ressemblent aux côtes bretonnes.

Le soir, nous dormons plus à l'est dans un autre motel, avec piscine -que nous avons évidemment testée. Nous mangeons dans un restaurant tout proche de l'hôtel. Là, notre serveuse, Yasmine, la trentaine, s'avère être une canadienne francophone qui a émigré il y a 7 ans aux Etats-Unis et qui n'a que rarement parlé français depuis : elle est donc contente de pouvoir tester avec nous ses restes de français. Elle nous explique qu'elle vient d'une famille de 7 garçons au Canada, et qu'elle est la seule à avoir émigrer aux Etats-Unis pour tenter sa chance. Elle nous parle de sa famille, de son mari américain, et de ses deux filles, toutes petites. La plus grande va à l'école, une école apparement délabrée, mal entretenue, mal financée. Alors quand elle voit les autres écoles toutes belles et accueillantes, elle y voit une terrible injustice. Sa fille n'a pas les mêmes chances, dès le départ, que les petits des meilleurs quartiers. Yasmine nous fait comprendre qu'elle ne croit plus trop en la politique. Si elle pouvait, elle voterait Obama, mais semble ne pas se faire beaucoup d'illusion. Elle a eu sa dose de déceptions. Elle semble trop bien connaître les Etats-Unis, sa société, son modèle libéral et individualiste, pour fondre un véritable espoir dans un homme, dans une élection. Elle semble nous dire que ça ne changera jamais vraiment ici. Que l'American Dream, c'est du pîpot... ca n'a semble-t-il pas marché pour elle, et ça ne marche pas pour grand monde. On sent qu'elle regrette le Canada. Elle nous supplie d'aller y faire un tour, c'est génial selon elle. Et on suppose qu'elle y retournera un jour, peut-être bientôt, pour retrouver son pays et son modèle économique, moins broyeur d'espoir et d'humanité.

Le lendemain matin, il nous faut aller jusqu'à New-York, à 150 km plus au sud, pour rendre la voiture à l'aéroport de LaGuardia. Là, nous serons désormais livrés à nous mêmes et à nos pieds, au milieu de New-York, entre Manhattan et le Queens, Soho et Harlem, Brooklyn et Staten Island. Je vois parlerai bientôt de ce que je pense de tout ça.

Trackbacks

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Commentaires

Bon jvé éviter de t'envoyer un texto pour ça, je ne veux pas me retrouver ruinée à 18 ans c'est beaucoup trop tôt, mais internet marche toujours apparement, donc j'en profite pour te dire:.........................................Happy Birthday!
(PS: je suis tréééés gentille avec mes patients sauf quant ils essayent de me mordre pendant que je les couche!)

Ecrit par : D. | jeudi, 07 août 2008

lol, merci!

Je lis ca depuis le rez de chaussée de mon hotel du Queens à NY, vers minuit, donc un tout petit peu trop tard! mais ca mfait plaiz kan mm.

Bye

Ecrit par : Zelittle | vendredi, 08 août 2008

Quel dommage, moi qui croyait que cette année jseré à l'heure pour te le souhaiter jsuis déçue! lol.

Ecrit par : D. | vendredi, 08 août 2008

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