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mardi, 12 août 2008
New York
Nous sommes rentrés en France depuis dimanche après-midi, mais je n'ai encore rien écrit sur New-York, notre ultime escale aux Etats-Unis. J'en parle donc maintenant.
New-York : premiers contacts
Mardi dernier, vers midi, nous arrivons à New-York en voiture, toujours le même Chevrolet Uplander. Nous allons directement à l'hôtel, le Panamerican (occupé en majorité par des touristes d'Amérique du Sud), situé dans le Queens (un quartier populaire et multicolore situé à l'Est de Manhattan), où nous déposons nos bagages. Nous repartons tout de suite après, sans même voir les chambres, pour rendre la voiture à l'agence Hertz de LaGuardia.
L'après-midi nous étant libre, nous décidons d'aller voir la Statue de la Liberté en prenant le ferry gratuit qui relie, chaque demie-heure, le Sud de Manhattan et Staten Island. Pour aller à l'embarcadaire, nous prenons d'abord un bus puis le métro. La voie du métro est en hauteur, au dessus de la route, et repose sur de gros carrés de bois, de ciment et de feraille. Dès qu'un métro passe, ce sont tous les quais et tous les pilônes qui bougent avec lui. On croit que tout va s'effondrer, mais finalement, tout redevient vite immobile. Ce métro est vieillot, moche, dangereux, bondé, insalubre, indigne de cette ville. Nous sommes apparemment les seuls Européens de la rame. Peut-être même les seuls blancs. Le métro traverse des quartiers de l'Est de New-York, des quartiers pauvres, abondamment peuplés par les Asiatiques de la ville. Nous, nous continuons sur cette ligne jusqu'à Manhattan : rares sont ceux qui comme nous vont au centre de la ville. Bien souvent, les usagers de ce quartier n'utilisent le métro que pour parcourir quelques blocs. Ils n'ont manifestement rien à faire à Manhattan : pas le même milieu ; pas le même monde.
Nous arrivons à Manhattan avec cette première leçon : New-York, ce n'est pas seulement Manhattan, les paillettes, les musées, la finance, les successfull-men, les belles voitures. C'est aussi l'Afrique, l'Asie, l'Europe, la pauvreté, l'ethnicisme des quartiers, la séparation géographique des conditions, bref, un petit paradis des inégalités.
Nous prenons ensuite le ferry, depuis Battery Park, tout au Sud de Manhattan, pas loin de Ground Zero. Le ferry gratuit est prisé des touristes qui cherchent à voir la Statue de la Liberté pour pas cher. Une Statue offerte par la France au peuple américain, en 1886, pour le centenaire de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis. Sur le bateau, lorsque nous approchons de Liberty Island, un papy américain installé à-côté de nous -et qui nous avait entendu parler en français- nous lance un "Merci la France". De rien. D'ici, on voit la vue traditionnelle de la statue et du Sud de Manhattan, où se tenaient, il n'y a encore pas si longtemps, les deux grandes tours du World Trade Center (420m de haut). Cette vue de Lower Manhattan ne nous étonne pas, elle ne nous fait pas rêver. Elle est pourtant mythique, splendide, chargée de symboles, mais nous l'avons vu des centaines de fois déjà, et nous la connaissons si bien qu'elle ne nous affecte même pas. On se croirait dans son jardin.


Le soir, nous rentrons à l'hôtel dans le Queens. Une heure de métro environ (un métro sous-terrain climatisé un peu plus agréable que le précédent) suivie de dix minutes à pieds dans lle Queens, un quartier populaire habité par les Latinos et les Asiatiques.
Découverte de Manhattan
Le lendemain, juste à la sortie du métro au Rockfellar Center, nous tombons sur la cathédrale St-Patrick au croisement de la 50ème rue et de la 5eme avenue. Nous marchons ensuite vers la 7eme avenue à l'ouest, passons par le quartier des diamentaires (bien souvent des juifs à chapeau noir et tresses grisonnantes) et tombons finalement sur Time Square. Là, un noir francophone nous vend des tickets pour un bus qui nous fera découvrir le centre de la ville, Manhattan, pendant deux jours, utilisable à volonté.


Nous commençons par la 7eme Avenue, Time Square, Broadway. Ce lieu mythique est une collection de magasins et de publicités, aposées contre les façades de tous les immeubles de la zone (quelques blocs). On y voit de tout : des pubs pour des voitures, des téléphones portables, des films (Batman et Kung Fu Panda y sont bien représentés), des jeux vidéos (GTA IV notamment), des boissons ou des fast-food, des marques de fringue, etc. Quand on regarde au sol, on ne voit que des taxis, des bus, et des touristes, par milliers, sur les trottoirs. Une foule qui grouille.
La première fois, on s'y sent perdu, pris dans un système bouillant, grouillant, multicolore, où tout bouge, y compris les murs des immeubles. On se demande ce que peuvent bien faire là tous ces gens.

On avance, on passe devant le Maddison Square Garden, puis au pied de l'Empire State Building, le plus haut batîment de Manhattan, avec 310m et près de 90 étages. On se dirige vers le Sud, on passe par Soho et ses belles boutiques, Little Italy et ses zones pavées, Lower Manhattan et son quartier des affaires (Wall Street and co); on remonte ensuite à l'Est avec Chinatown, le Brooklyn Bridge, le Middle-East Side, le siège de l'ONU, et on revient à proximité de Broadway. Là, après avoir mangé, nous partons à pieds jusqu'à Central Park, à 3 blocs au Nord. On marche un peu à pieds au milieu de ce lieu si célèbre et si grand, où passent, sur les quelques routes qui traversent le parc, quelques voitures et beaucoup de cyclistes et de joggers. Plus loin, on arrive à l'endroit où, en 1980, a été assassiné John Lennon alors qu'il revenait d'un studio d'enregistrement et qu'il rentrait chez lui, dans un immeuble qui ne se trouvait plus qu'à 50 mètre.

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