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mercredi, 20 août 2008

Deux trois mots sur les Jeux

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Ces Jeux Olympiques de Pékin, comme les précédents, sont beaux : des combats, des exploits, des moments de magie, des déceptions, des frustrations, des émotions, du fair-play... du beau sport, pratiqué dans d'excellentes conditions, félicitons-en le pays organisateur et son peuple.

Ces Jeux, dont l'enjeu géopolitique se transforme de plus en plus en une joute sino-américaine, sont aussi intéressants quand ils décrivent, par ses résultats sportifs, le niveau de développement universitaire et administratif d'un pays : c'est l'analyse que nous propose Jacques Attali sur son blog, où il remarque l'incroyable absence de l'Inde, pays pourtant si peuplé et plein de promesses.

La beauté du spectacle des Jeux ne doit évidemment pas nous faire oublier tout ce qui se passe à quelques pas du stade, de l'effacement des tibétains à la chasse des dissidents en passant par l'arrestation de manifestants pour ne citer que trois exemples du bien triste programme que réserve le PCC à son peuple depuis quelques longues décennies.

Mais le boycott de cet événement n'a, je trouve, que peu de sens au moment où chacun de nous s'équipe, s'habille, se divertit en made in china, donc en produits fabriqués dans les conditions sociales, économiques, humanitaires, que l'on connaît. Ma conscience de téléspectateur est donc, pour l'instant, quasi-intacte (d'autant que les Jeux semblent véritablement retransmis en direct malgré toutes nos craintes).

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Quant à ceux qui appellent au boycott total de la Chine, donc de ses produits importés notamment, je crois que cette option n'est pas envisageable : on n'exclut pas un quart de la population mondiale du commerce et des échanges internationaux, pas si l'on est raisonnable. L'option la plus efficace pour améliorer la situation  sociale, politique, économique et humanitaire du peuple chinois serait probablement de faire pression sur le pouvoir (ce que semblent refuser Sarkozy et Bush, contrairement à Brown et Merkel) et de modifier les règles et critères du commerce mondiale (via l'OMC notamment), et non d'isoler radicalement un tel pays.

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