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lundi, 27 octobre 2008
Elie Wiesel, la mémoire, la littérature, l’avenir
Après une longue absence sans inspiration, retour sur ce blog pour vous proposer quelques lectures utiles.
La littérature au service de la mémoire
Rien n'est plus bénéfique à la mémoire collective que le témoignage de ceux qui ont été acteurs ou spectateurs des grands moments de l’Histoire, moments souvent sombres et tragiques.
Ansi il faut lire Victor Hugo pour découvrir le XIXème des misérables, lire John Steinbeck pour connaître les victimes américaines de la crise de 1929, lire Alexandre Soljenitsyne pour comprendre ce qu'était le goulag, lire Anne Frank pour sentir ce qu’était l’oppression nazie…
La liste est longue, chaque époque, chaque épreuve, étant vécue et racontée par de nombreux témoignages. Mais les mémoires, les témoignages, les expériences les plus utiles, les plus nécessaires même, sont celles qui vivent encore à travers certains personnages devenus icônes d’une lutte, témoins d’une tragédie.
Parmi ces témoins vivants d’une période noire de l’Histoire mondiale, il y a Elie Wiesel, roumain juif déporté à Auschwitz à l’âge de 15 ans, aujourd’hui citoyen américain âgé de 80 ans auteur d’une cinquantaine de livres (la plupart écrits en français, dont La Nuit, Le testament d'un poète juif assassiné, Le mendiant de Jérusalem ou encore Un désir fou de danser), prix Nobel de la paix et figure mondiale incarnant la mémoire de la Shoah à travers ses nombreux témoignages.
La mémoire au service de l’avenir
La littérature d’Elie Wiesel doit être lue avec attention, ses messages écoutés, car ils nous disent beaucoup sur notre Histoire et sur les dangers de notre avenir. Quand, dans un entretien au Nouvel Obs de cette semaine, Wiesel se demande « Pourquoi le monde est-il encore le monde qu'il est ? », nous devons nous poser beaucoup de questions sur notre amnésie, nos passions, nos fanatismes, notre incapacité à trouver des réponses ensemble.
Cette réflexion doit aussi porter sur le conflit israélo-palestinien : comme le souligne Elie Wiesel dans cette interview, et comme l’explique en détail la journaliste israélienne Amira Hass dans Le Monde Diplomatique d’octobre, une des clés de ce conflit concerne la récente déchirure de l’autorité palestinienne, divisée entre le Fatah en Cisjordanie et le Hamas à Gaza, deux pouvoirs qui se combattent au lieu de travailler ensemble à la paix avec Israël. A ce sujet, les récents évènements politiques en Israël et l’arrivée au pouvoir de Tzipi Livni représentent peut-être une occasion historique de trouver un accord. L’union politique palestinienne n’en est que plus nécessaire.
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