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jeudi, 07 mai 2009
Recessions are full of opportunities for companies
Allez, j'optimise mon travail scolaire en le diffusant un peu online.
Ce billet était à l'origine un travail à rendre en cours d'anglais, mais ça serait dommage que ma prof d'anglais (qui ne s'intéresse probablement pas du tout à l'économie) soit la seule personne à lire ce piece of work qui m'a quand même demandé une bonne heure et demi. Le papier est en réaction à un article de l'éditoraliste financier du New Yorker James Surowiecki qui avait un conseil à donner aux entreprises sur la meilleure stratégie à adopter en temps de crise économique. Et oui, il y aura sûrement des fautes et des choses mal dites.
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This paper is a reaction to an article I read a few days ago in The New Yorker, written by the journal's financial columnist James Surowiecki. His column is about the economic downturn and how companies should react in tough times like now. Surowiecki's thesis doesn't sound very orthodox: in his opinion, companies should run aggressive, expansive strategies in hard times, investing money on advertising, research and development, acquisitions...
In the current economy, many signals infer that Surowiecki's message is not taken seriously by managers and decision-makers. Indeed, many companies are now laying off (that's what we all can see in the newspapers, on TV, every day, all around the world and especially in modern economies such as ours) and cutting spending. It's clear for instance that many companies are now cutting their ad expenses (as we know, TV channels and newspapers suffer from it for a few months).
In his paper, Surowiecki suggests that companies are wrong and that the current recession actually is a great opportunity for many companies. The columnist gives several examples of companies (Kellogg, Hyundai, and many others) which got stronger in periods of recession, getting larger market shares and making more money by taking risks and keeping investing when the others adopted defensive strategies (typically cutting spending).
Even though failures happen, these aggressive strategies in hard times usually pay because investments are cheaper and make a big difference. With the same amount of advertising expenses, an ad campaign in a recession will touch a lot more clients and raise a lot more money than in a normal economy (where everyone is aggressive), because it won't face any competition and ad prices will be lower. The mechanism also works for R&D and acquisitions of other companies, real estate, financial assets, etc. To broaden what the author says, everyone who can should make good investments right now, not only companies. With stocks, bonds, houses at low prices, people have interesting investment opportunities to seize without taking too much risk: that's the message, since the beginning of the financial collapse, of the famous American investor Warren Buffet who made his great fortune by buying low (when everybody is afraid) and selling high, making huge benefits thanks to shy markets.
Political leaders usually see the consequences of economic downturn on R&D spending, for example. That's why, French government and others have decided to lend money at low interest rates to push companies to do some research and to innovate. Another political response to the crisis should be to help entrepreneurs with good ideas, innovative projects, to create new companies, by giving them financial and technical support for example.
However, aggressive strategies are a solution for only a limited number of companies and they won't save the entire economy. In fact, Surowiecki's advice can't really apply to small companies because they don't have any fund, they don't have the “deep pockets” that big companies have, to invest in any way. Moreover, it's very difficult for these small companies to get loans from banks (or from the financial markets) at this time, because banks also face huge financial problems (and costly banking system bailouts put in place by governments in the last months didn't succeed for now to restore credit, so that the current situation can be described as a 'credit crunch'). More generally, small companies can't really impose their own strategy because of their limited reserves, their tiny market share and the pressure they face on prices.
To conclude, I think James Surowiecki makes an interesting point in this column : in the current crisis where uncertainty is everywhere, companies should not apply too shy, pessimistic, defensive strategies; if they are financially able to, they should make bets on future and keep investing while their competitors hesitate. Unfortunately, we can't expect too much from this new kind of risky-capitalism or intuitive-management. The upturn of the world economy we need won't come from it and will demand a lot more efforts.
23:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, stratégie, crise, etats-unis, new-yorker, surowiecki
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Commentaires
Mouaih, est-il vraiment besoin de dire que j'apprécie pas trop le point de vu de cet acharné de la gachette?
On voit bien dans ce qu'il dit (en tout cas dans ce que tu en rapporte) qu'en gros, il faut que les entreprises qui le peuvent profitent de la crise pour se diversifier, grossir, investir dans des marchés, etc. Tu soulignent avec raison qu'il semble oublier (omettre?) que ce système ne fonctionnera surement pas pour les petites entreprises et ce point me mène à une autre réflexion. Pousser une logique carnassière comme celle-ci ne pourra amener, à mon sens, qu'un nouvel (et détestable) dérèglement de l'économie mondiale. Je m'explique. Je pense que la meilleure façon d'intégrer le capitalisme (et dans une moindre mesure le libéralisme) dans la société (que j'espère socialiste), c'est de faire régner les PME. Permettre une multiplication des échelons dans l'économie, afin de créer de l'emploi et de ne pas créer un fossé entre des gens payés des millions d'euros et d'autres quelques centaines pour un même volume horaire (mais c'est un autre débat). C'est donc éviter tant que possible la prolifération et l'hégémonie des multinationales, de la mondialisation et des politiques économiques de marché. Et que dit cet économiste? : "Vous, les grandes multinationales, profitez en, rien n'est cher, mangez tout le monde, et vous verrez... vous serez riches".
J'espere que vous aurez compris ce que je voulais dire et que ca n'a pas été trop confus... Je fais ce que je peu avec mes connaissances en économie relativement limitées ^^.
Ecrit par : Damien | vendredi, 08 mai 2009
@Damien,
C'est très intéressant ce que tu dis, et je suis d'accord avec toi sur beaucoup de choses, sauf quelques détails.
-la stratégie qu'il préconise (investir, faire de la pub, quand les concurrents font des plans sociaux) n'est pas carnassière. Je trouve plutôt que c'est intuitif, avoir les bonnes idées au bon moment. Il vaut mieux que ce soit les entreprises les plus intelligentes, innovantes qui gagnent, plutôt que celles qui réduisent sans cesse leurs couts sans réfléchir et sans penser à l'avenir proche.
-sur les PME vs les multinationales, je suis complètement d'accord avec toi. Il faut casser au maximum les monopoles qui font que certaines big entreprises amassent de gros profits sur le dos de leurs petits fournisseurs (exemple type : Carrefour). A ce sujet, c'est EXACTEMENT ce que fait depuis des années la Commission Européenne en faisant tout pour emmerder les entreprises en mono-duo-trio-poles (ex : les opérateurs télécoms en France). Là on je ne te suis plus, c'est que tu assimiles multinationales et mondialisation. Pour moi, "la mondialisation n'est pas coupable" (dixit Paul Krugman) et si quelques grandes entreprises dominent l'économie mondiale, c'est pas parce que la mondialisation est en soi mauvaise, mais parce qu'on a pas su faire politiquement ce qu'il fallait pour que les profits ne soient pas captés par un petit nombre de géants. C'est notamment le cas de la France où l'on a beaucoup de très grands groupes, leaders mondiaux dans leur domaine (type Total), mais où l'on a un gros déficit en entreprises de taille moyenne.
Merci de ton com, c'était vraiment très intéressant et ça montre qu'on est pas irréconciliables au niveau politique/économique.
Ecrit par : Zelittle | vendredi, 08 mai 2009
Salut Zelittle !
Bon ! Je n’ai certainement pas tout compris, vu que j’ai eu la prétention de vouloir me passer de traducteur… C’est donc avec mes connaissances limitées en anglo-saxon que j’ai abordé ton texte.
En substance le discours de ce monsieur est dans la tradition libérale la plus pure. Pour caricaturer, je dirais : « Profitez que certains se cassent la gueule pour les bouffer à pas cher ».
Au-delà de la caricature et des questions morales que cela peut soulever (mais y-a-t-il seulement une morale dans ce genre de capitalisme ?), on est également dans la jungle de nos ancêtres… Puisque certains d’entre-nous sont affaiblis par la maladie, profitez en pour vous approprier leurs terres et leurs moyens de production, ainsi d’un mal pourra sortir un bien…
Il y a quelques semaines j’avais vu un reportage US qui montrait des newyorkais rachetant à vil prix des maisons et des appartements saisis par les banques. Ces acheteurs étaient présentés comme des pragmatiques opportunistes sachant rebondir… Moi, j’y ai vu des hyènes puantes et des vautours braillards.
Mais si on veut occulter l’aspect moral de la chose et s’attarder sur le terrain de la forme, ce genre de conseil ne peut évidemment s’adresser qu’à deux types de personnes.
D’une part, à ceux affaiblis par la crise, mais qui ont encore dans leurs caisses suffisamment de fonds propres pour pouvoir le faire. D’autre part à ceux qui ont eu la sagesse de ne pas investir dans tous ces crédits pourris.
Dans le premier cas, le système ne risque pas vraiment d’évoluer, dans le second, on peut espérer un changement si les nouveaux propriétaires continuent à rester en dehors de cette spirale délétère qui a causé cette crise.
Ecrit par : Gwendal | samedi, 09 mai 2009
@Gwendal,
Avec ton commentaire, on touche un sujet de fond : la moralité. Pour moi, le capitalisme n'est ni moral ni immoral, mais plutôt amoral. Pourquoi vouloir mettre de la morale partout, y compris dans l'économie ? Et puis quelle morale : une morale catholique qui s'oppose à l'idée de crédit, une morale protestante prônant l'idéal du "self made man", une autre morale que tout le monde devrait suivre au nom de sa pseudo-universalité ?
S'il n'y a pas de morale, le capitalisme est tout de même soumis à des lois, des règles, des institutions, des principes. Parmi ceux-ci, un des plus fondamentaux, c'est la liberté d'entreprendre et donc la concurrence. Je ne vois pas en quoi il serait mal que certaines entreprises gagnent des parts de marché pendant la crise, quand elles le font en suivant les règles du jeu, de façon loyale (faire du marketing, de l'innovation, de la qualité à bas prix, du service au client, etc.) Le vendeur de céréales Kellogg est sorti gagnant de la crise des années 30 en proposant de nouveaux paquets de céréales à ses clients quand les concurrents ne changeaient rien, et ne s'adaptaient donc pas à la demande des consommateurs. Quand Hyundai propose à ses nouveaux clients de leur rembourser le prix de leur voiture nouvellement achetée s'ils perdent leur emploi dans les prochains mois, c'est un service rendu au client et tout le monde y gagne. De même quand Apple a lancé son Ipod en 2001 en pleine crise des NTIC, elle a tout raflé car ses concurrents n'avaient pas osé investir dans un tel produit alors que l'attente des consommateurs était forte.
Tous ces exemples (cités dans l'article de Surowiecki) ne sont pas choquants à mon sens. Ils montrent simplement que les entreprises qui ont pris des risques quand les autres n'en prenaient pas sont souvent sorties gagnantes. A choisir entre une entreprise qui fait de la R&D et lance de nouveaux produits en période de crise et une autre qui coupe ses effectifs pour s'adapter à la baisse de la demande, je préfère sans hésiter la première. Elle n'est ni plus ni moins morale que sa concurrente, mais au moins elle pense à l'avenir, elle fait des choix intuitifs et elle s'adapte aux attentes/situations des gens.
Après, sur l'idée que cette stratégie n'est possible que pour les entreprises (et les particuliers) qui ont des réserves financières, c'est vrai dans cette crise du crédit, et c'est sur cette omission-là que le papier de Surowiecki est critiquable car sa portée s'en trouve largement diminuée.
A bientot,
Zelittle
Ecrit par : Zelittle | samedi, 09 mai 2009









