samedi, 26 juillet 2008

Côte Est - Prélude

From France.
 
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Demain en début d'après-midi, un Boeing 777 de la Qatar Airways, à destination de New-York, s'envolera de l'aéoroport de Genève. Je serais à son bord.

Ce vol sera le point de départ d'un voyage autonome de deux semaines aux Etats-Unis, côte est, avec mes parents et trois amis rennais. L'intérêt principal de ce voyage tient en quelques mots : aller goûter la société américaine, la découvrir dans sa diversité et dans sa complexité, et en prendre le poul avant les prochaines échéances éléctorales... bref, mieux la connaître pour mieux la comprendre.

Car les Américains sont difficiles à comprendre et plein de paradoxes. Nation progressiste et libérale, elle est aussi celle de tous les archaïsmes et de tous les conservatismes. Empétrée dans la morale puritaine, elle est à l'avant-garde de nombreuses révolutions, technologiques, estéthiques, culturelles, philosophiques, et bientôt peut-être politiques. Bourrée de racisme et de rivalités ethniques, elle est sur le point d'élire un noir, fils d'immigré africain, à sa présidence.

Le tableau d'une nation ne sera jamais tout blanc ou tout noir, les Etats- Unis en sont l'exemple parfait. Ce voyage, de Boston à Washington, en passant par New-York, Philadephie et Baltimore, sera un bon moyen d'approfondir et de nuancer ce bref portrait de l'Amérique et de son peuple, un tableau parfois noir, parfois blanc, souvent gris. J'essaierais de vous parler le plus souvent possible de mes impressions et découvertes tout au long de ce voyage.

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41R8FETFH1L._SL500_AA240_.jpgM'accompagneront durant ces deux semaines quelques livres : Du côté de chez Swann, parce que Proust est certainement l'auteur français le plus apprécié outre-atlantique ; les Regards sur le monde actuel de Paul Valéry, car je suis certain que certains passages mettront le doigt sur ce que je ne saurai voir ; Sur la route, de Jack Kerouac, que je viens de lire mais qui me rappellera un peu le goût, l'odeur et l'esprit de l'Amérique que je cherche, celle des libertés, des grandes lignes droites et des destins qui se croisent ; enfin, j'emporte avec moi le Manuel du guerrier de la lumière, de Paulo Coelho, pour voir si ma déception avec L'Alchimiste n'était qu'un accident.

PS littéraire : pour revoir mes bases d'anglais, rien de mieux qu'une lecture anglosaxone en VO. J'ai choisi Alice's Adventures in Wonderland, de Lewis Caroll. Plutôt facile à traduire, et terriblement dépaysant, ce livre est un voyage à lui tout seul.