samedi, 22 décembre 2007
Low stock of scorn
(Traduction du titre : Stock de mépris faible)
Quelques jours d'air frais pour cette fin d'année ne feront pas de mal.
Car là, je sature un peu, je suis fatigué.
Fatigué par les pathétiques (car mises en scène) histoires de couple de Nicolas.
Fatigué par le matraquage médiatique des récents non-événements (Bruni, Manaudou, Miss France...).
Fatigué par les graves attaques à notre laïcité de Nicolas, en visite chez Benoit.
Fatigué par l'inutile entourage de Nicolas dans chacun de ses voyages (eux-aussi inutiles, notamment le dernier au Vatican).
Fatigué par les voyoucrates qui profitent du système (je parle de l'affaire des HLM de 200m2, je parle de MAM qui fait embaucher toute sa famille dans son cabinet, je parle de Nicolas qui conserve illégalement son salaire de ministre de l'Intérieur depuis 6 mois).
Fatigué par les sales réflexions de Nicolas (devant Benoit, il dénonce avec obscénité l'attirance de la société pour le "matériel", alors qu'il arbore avec fierté tous les signes extérieurs de richesse, yachts, Rolex, top model...).
La liste est encore longue, mais le courage me manque.
Chateaubriand disait : "Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre des nécessiteux." Sage précepte. Deux siècles plus tard, les nécessiteux sont toujours aussi nombreux et j'ai du mal à gérer mes stocks (pourtant vastes) de mépris. Seule solution, mépriser en silence**, pendant au moins quelques jours. C'est ce que je vais faire.
Joyeux Noël à ceux qui se sentent concernés.
* "Il n'est réplique si piquante que le mépris silencieux" Montaigne
00:45 Publié dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, vacances, noel, mépris, chateaubriand, montaigne









