lundi, 14 janvier 2008
It's a free world, isn't it ?
Entre deux séances de révisions
"Ken Loach, le dernier réalisateur communiste du monde"! Voilà ce qu'on entend parfois au sujet du célèbre réalisateur britannique, soutien d' Olivier Besancenot durant la campagne présidentielle de 2007. Personnellement, je ne connais vraiment ni le personnage, ni son oeuvre.
Mais je peux tenter de vous parler de son dernier film It's a free world, sorti le 2 janvier et que j'ai regardé hier. Avant de commencer une incompétente critique, what is this movie about?
C'est l'histoire d' une femme, blonde, mère d'un gamin plutôt turbulent dont ses parents s'occupent, qui se fait virer de son job de recruteur dans une agence d'intérim britannique parce qu'elle refusait les avances de son patron. Aidée de sa colocataire, elle décide de lancer sa propre agence d' intérim, en partant de rien. L'affaire se développe très vite compte tenu du grand nombre des demandeurs d'emploi, notamment les étrangers d'Europe de l'Est, main d'oeuvre docile et prête à travailler dans n'importe quelles conditions. Contre l'avis de son associée, elle décide de proposer du travail à des travailleurs clandestins, pour éviter de s'encombrer du paiement des taxes. Plus le film avance, plus ses méthodes deviennent immorales et égoïstes: elle n'hésite par exemple pas à dénoncer aux flics un camp de sans-papiers pour libérer quelques logements insalubres d'un camping urbain... Mais ses méthodes crapuleuses se retournent contre elle, et elle et son fils sont très vite menacés.
Ce film montre le renversement d'une femme, qui, pour se faire du fric, n'hésite pas à oublier les valeurs et les principes moraux de base, comme le respect de la loi, le respect de ses engagements, et le respect dû aux étrangers, hommes ou femmes, légaux ou clandestins.
Au-delà du parcours de cette femme, le film a pour but de dénoncer le modèle britannique, et presque le modèle mondial, qui consiste à faire de l'homme un moyen de production jetable, qui instaure une concurrence totale entre les hommes et les États, qui créé des conflits et des dominations, qui stigmatise l'autre et fait de la société une somme d' individualités : le système libéral.
Cette critique du système, certains la valideront, d'autres pas, certains diront que le libéralisme est indéfendable, d'autres diront qu'il est le meilleur moteur de la croissance. Mais ce qui est frappant, et que l'on voit bien dans le film, c'est que ce modèle repose sur la domination de certains et l'exploitation d' autres. Ce modèle exacerbe les inégalités, les précarités, la pauvreté. Il fait l'apologie de la liberté, et prépare la mort de l' égalité. Enfin, il tire vers le bas tout ce qui lie la société (les solidarités, les valeurs)... et à force de descendre, on pourrait bien tomber dans de sombres profondeurs jamais explorées.
21:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : it's a free world, libéralisme, précarité, clandestins, sans-papiers, ken loach
lundi, 12 novembre 2007
Sale Rupture
Rappels :
la France est la 5eme puissance économique mondiale.
La France est le pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.
La France est la pays des Lumières.
Et pourtant...

(Photo : Contre-faits.org)

(Photo : Diane Grimonet)


Alors qu'est-ce qu'on fait ? On continue ?
On continue de laisser vacants des milliers de logements disponibles à Paris ? c'est bien ça Christine ?
On continue de remplir les charters ? On continue de rafler à la sortie des écoles ? n'est-ce pas Brice ?
On continue de casser le modèle social ? On continue de diminuer les impôts des plus riches ? c'est ça Nicolas ?
Sale Rupture.
PS: pour plus de photos, visitez le site de Diane Grimonet et celui de Contre-faits. Merci à eux.
22:30 Publié dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photos, France, exclusion, pauvreté, rafles, sans-papiers, sans-logements







